Paris, 6 janvier 1626. Louis XIII consacre la création d’un Jardin royal des plantes médicinales par un édit. Peu à peu, le périmètre d’étude de la nature, d’exploration et de diffusion se développe et s’appuie sur quelques figures de talent. À commencer par le comte de Buffon, au XVIIIe siècle. Puis le Muséum national d’Histoire naturelle voit le jour par décret de la Convention le 10 juin 1793. Au fil des siècles, une pléiade de scientifiques – de Cuvier à Chevreul, en passant par Jussieu, Lamarck ou encore Saint-Hilaire – vont alors lier leur parcours et l’histoire des sciences naturelles à celle de l’institution du 5e arrondissement de Paris. Quant au XXe siècle, il est marqué par une extension de l’établissement, au-delà du Jardin des Plantes. À titre d’exemples, le Parc zoologique de Paris est inauguré en 1934 et le Musée de l’Homme en 1938. Aujourd’hui, le Muséum, qui souffle cette année ses 400 bougies, ne regroupe pas moins d’une douzaine de sites à travers la France. Pour fêter cet anniversaire, ses équipes ont mis les petits pots dans les grands… avec, dès ce printemps, un fleurissement du Jardin des Plantes inspiré de la collection de vélins conservés au Muséum. Des vélins d’exception, signés Pierre-Joseph Redouté et Nicolas Robert, où tulipes et anémones sont à l’honneur, comme dans le jardin parisien avec quelque 25 000 plantes bisannuelles et 23 000 bulbeuses. Un copié-collé avisé, bucolique et poétique, qui invite à la flânerie, la rêverie, la déconnexion. Se balader au milieu des fleurs en coupant son portable, c’est le bonheur et c’est… gratuit !
Jardin des plantes - Fleurissement du carré Decaisne - Grande Galerie de l'Evolution - © MNHN A. Iatzoura
« Bouillon réconfortant » et « bouchée croustillante »
La célébration des 400 ans du Muséum national d’Histoire naturelle va se poursuivre tout au long de cette année. Avec quelques temps forts, dont une seconde vague de fleurissement du Jardin des Plantes, cet été. Au programme : la mise à l’honneur de la « gastronomie des simples », à travers une scénarisation de plantes utilisées en cuisine et en phytothérapie. À l’occasion de la Fête de la Nature – les 23 et 24 mai 2026 –, des expériences gustatives sont également prévues, avec 4 bouchées à découvrir, dont un « bouillon réconfortant » à base de fenouil ou encore une « bouchée croustillante » autour de la grande ortie. À cela s’ajoute un bar où seront servis des kéfirs à base de plantes, ainsi qu’une proposition de glaces végétales.
Une autre idée des sciences nat’…
Autre événement à ne pas manquer à l’occasion de ce 400e anniversaire : l’exposition « Artistes au Muséum », dans la Grande Galerie de l’Évolution, à partir du 23 septembre 2026. Dessins, gravures, peintures, sculptures, photographies, extraits de films… au total, près de 350 œuvres seront présentées pour incarner quatre siècles de symbiose entre artistes et naturalistes du Muséum. Une autre idée des sciences nat’, qui devrait susciter la curiosité des petits comme celle des plus grands.
Le Muséum national d’Histoire naturelle est aussi ICI
Nicolas Robert, Anemone variæ flore simplici, 17e siècle, peinture sur vélin
Muséum national d’Histoire naturelle, Collection des vélins, portefeuille 39, folio 81


