Expédition à Villepinte pour l’édition de rentrée du salon Maison & Objet. L’horreur du RER. Et huit halls à visiter une fois sur place. Autrement dit : mieux vaut prévoir le lit de camp, car il faut déjà au moins trois heures par hall -et au pas de course- pour se faire une idée du contenu de chaque stand. Au passage, les chaussures ultra confortables sont de rigueur : j’ai aperçu deux nanas pieds nus, escarpins à la main. Elles n’avaient pas forcément tort, sauf de ne pas s’être dénudé que les pieds… Pour ma part, j’ai rendez-vous au « Club ». Je dois y interviewer un architecte. Evidemment, je ne trouve pas le « Club » tout de suite. Des tours, détours et retours. Ça y est. Je repère une bande de minets bronzés et gominés en guise d’hôtesses d’accueil d’un espace soi-disant VIP. Humm… VIP : « very important pétasses » ? On se le demande, à voir les filles enRayBannées, over-branchouilles et over-branchées sur leur iP
hone qui s’y pressent. L’archi m’attend, accoudé à un long bar. Mais pour rejoindre ce comptoir géant -à faire fantasmer un fidèle des AA-, il me faut traverser un immense salon –tout est surdimensionné à Villepinte- où, là, je me crois propulsée au milieu d’un dessin de Jean-Philippe Delhomme. Des visages qui dévisagent et des bobos de la déco partout. J’ai 30 minutes chrono pour poser une dizaine de questions à l’archi, me murmure à l’oreille une ex-gloriole de la com’, pro de l’intox et accro au Botox. Car après, c’est au tour de la télé d’interviewer l’archi en vue. Trente minutes chrono plus tard, donc, re-horreur du RER et surtout erreur d’horaire : il est près de 18 heures et tout le monde quitte Villepinte en même temps. Les wagons sont bondés. Difficile de respirer. Les autochtones de La Courneuve n’ont plus de place pour s’asseoir. Epoque formidable : deux nanas commentent la déco de leur futur salon au moment même où le RER longe un campement improvisé de SDF. Elles n’ont rien vu et ne verront jamais rien : on ne refait pas les VIP de Villepinte.
Ça ne s’invente pas : Brice Hortefeux aurait des vues sur Vichy. Selon le quotidien La Montagne, le ministre de l’Intérieur et conseiller régional (UMP) de l’Auvergne serait en train de se positionner pour les prochaines municipales de 2014. Et ce d’autant que le maire actuel, Claude Malhuret (UMP), a décidé de passer la main à l’issue de son quatrième mandat. Epoque formidable, non ?
Epoque formidable : pour braquer deux distributeurs automatiques de billets, une dizaine de bandits de grand chemin ont eu recours à une pelleteuse de chantier. Cela s’est passé hier au Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine. Après avoir arraché les deux distributeurs, les malfaiteurs ont pris la fuite sur des scooters et des motos. Tout ça en plein jour et dans une banlieue ni rose –le député-maire Philippe Pemezec est UMP- ni morose -la traditionnelle Foire à Tout est prévue le 19 septembre
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Nouvelle escapade angevine. Avec une météo estivale dans une ville qui prépare la rentrée des classes. Donc, ça vit, ça vibre. Notamment au Martin’s, un bistrot à l’angle des rues du Mail et Lenepveu, où le café noisette servi en terrasse est facturé 1,50€, le speculoos compris. Jamais vu ça dans mon arrondissement parisien. Et dans aucun autre arrondissement de la capitale d’ailleurs : même dans un bouge du 20ème, j’ai payé 1,70€ un espresso dégueu pris au comptoir. Autre bistrot angevin « testé et approuvé » : Chez Toi, rue Saint Laud, avec sèche-main Dyson dans les toilettes, comme chez Colette à Paris. Qui a dit que la province avait toujours un métro de retard ? En une journée de balade, d’autres « hot spots » ont suscité ma curiosité. A commencer par le magasin Tati, place du Ralliement : avec, à l’entrée, une mosaïque kitchissime reprenant le fameux logo marine sur fond vichy rose. Quant au musée des Beaux Arts, il abrite plusieurs chefs-d’œuvre d’Ingres et de Watteau notamment, ainsi qu’une partie de la collection de Pierre-Louis Eveillard de Livois (1736-1790) –un parent ?-, qui comptait quelque 400 œuvres des 17ème et 18ème siècles dans son hôtel particulier d’Angers.
Enfin, j’ai déniché le Chabada, la scène rock locale, dont les studios d’enregistrement ont été baptisés Tostaky. Epoque formidable : tout le monde n’a pas oublié Noir Désir… Le 10 novembre, le groupe Pony Pony Run Run y sera en concert. Ça vaudra le coup de reprendre le TGV.
photo Pony Pony Run Run © Mathieu Zazzo
Prochain épisode angevin en octobre, lorsque je vais récupérer ma carte d’étudiante à l’Université catholique de l’Ouest…
Cela se passe à la
station Saint-Germain-des-prés. Sur les quais de la ligne 4. La RATP a eu la bonne idée d’exposer, jusqu’au 18 octobre, une série de photos signées Denise Bellon. Il s’agit de portraits d’artistes des années 1930 à 1950. Un brin rétro. Mais ça va ouvrir un peu l’esprit des bobos locaux –époque formidable-, qui pensent que la photo commence à Robert Doisneau, passe par Helmut Newton et s’arrête à Mario Testino.
Jetez un œil sur : www.denise-bellon.fr








