David Bowie nous a quittés le 10 janvier 2016. Dix ans après sa disparition, ARTE lui rend hommage avec un documentaire et une série de reprises de ses titres par une dizaine d’artistes. 1 Epok formidable a vu les deux en avant-première…
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Dernier acte. C’est l’intitulé du film réalisé en 2025 par Jonathan Stiasny et diffusé sur ARTE vendredi 16 janvier 2026 à 22h30, puis sur arte.tv du 16 janvier au 14 juillet 2026. Le parti pris du documentaire ? S’attacher à l’album Blackstar de Bowie, enregistré dans le plus grand secret à New York et sorti deux jours avant sa mort, pour mieux remonter le temps et tirer les fils du processus créatif de l’artiste, aussi fan du cinéma de Truffaut que de celui de Fassbinder. De Ziggy Stardust à Let's Dance, qui propulse Bowie au rang de pop star, en passant par le concert donné au Glastonbury Festival en 2000 face à 250 000 personnes, avec Wild is the wind en ouverture, Jonathan Stiasny pointe la façon subtile avec laquelle Bowie intègre chaque époque qu’il traverse dans ses apparitions et autres incarnations. Le tout nourri par les témoignages de ceux qui ont travaillé avec lui, avancé à ses côtés. Parmi eux citons les musiciens Reeves Gabrels, Earl Slick, Mike Garson, Gary Kemp… ou encore l’écrivain Hanif Kureishi. Jusqu’au bout, Bowie aura su rester inventif, avant-gardiste, sans cesse dans l’expérimentation. Alors qu’il préparait Blackstar, « tout le monde pensait qu'il était fini. Il y avait des rumeurs. Mais tout le monde se trompait », se souvient son producteur Tony Visconti. Dernier acte n’est pas seulement un documentaire pour les inconditionnels de Bowie, c’est aussi un voyage dans le temps et dans l’univers fascinant d’un extra-terrestre devenu immortel.
Peter Doherty et Carl Barât s’emparent de Rock'n'Roll Suicide…
À ne pas manquer non plus : le film David Bowie, heroes never die, de Thierry Gautier et Sylvain Leduc, diffusé dès ce 5 janvier et jusqu’au 14 février 2026 sur arte.tv. Dans ce documentaire d’une heure, une dizaine d’artistes reprennent de grands classiques de Bowie. Une façon de le faire renaître autrement… Par exemple, lorsque Peter Doherty et Carl Barât, des Libertines, s’emparent de Rock'n'Roll Suicide. Ou lorsque The Divine Comedy rejoue Starman et le groupe The Molotovs amorce l’un de ses concerts avec Rebel Rebel… Preuve que Bowie continue d’inspirer, d’influencer, de guider.
Et aussi -> escale au V&A East, à Londres, pour découvrir le David Bowie Centre.




