Episode 3 de la « correspondance » entre 1 Epok formidable et Corridor Eléphant. C’est quoi déjà « l’Eléphant » ? Une maison d’édition et une revue (Niepcebook), qui font la part belle à « la photographie émergente ». Entre eux et nous, c’est une « correspondance » de vues et de points de vue. Avec des choix engagés et engageants. D’ailleurs pour ce 3e épisode, l’équipe d’1 Epok invite et incite à voter…

Des lecteurs-acteurs

Alors que l’édition participative du 11e numéro de Niepcebook vient d’être lancée – la revue est dispo en préachat jusqu’au 8 juin –, le futur lecteur peut endosser la panoplie de rédacteur en chef et ainsi voter pour sa couverture préférée. Une dizaine de couv’ sont proposées, comme autant de photographes et portfolios publiés dans le nouvel opus de cette revue sans pub, numérotée et certifiée par un cachet à froid. « Niepcebook, vecteur alternatif de la photographie émergente, n’existe qu’à travers ses lecteurs », rappelle son fondateur Pierre Léotard. Des lecteurs-acteurs, dont les avis comptent pour caler la Une. Ils ont le choix, en effet, entre les travaux de Laurent Camut, Alain Breyer, Ania Winkler, Bénédicte Hanot, Féebrile, Élizabeth Herman, Guillaume Ducreux, Hélène Nugnes, Julien Thore et Laure Dubos.

Un esprit de groupe

L’urne ? Elle est… ici. Pour le reste, « l’Eléphant » s’en occupe et accompagne chaque photographe tant pour l’editing que pour le traitement de ses  images, la com’ ou encore la mise en relation avec des galeries. A cela s’ajoute un esprit de groupe. Pas question de faire bande à part : « Le temps de la campagne de préachat, les photographes engagés dans l’aventure communiquent sur la revue, notamment via les réseaux sociaux », explique Pierre Léotard. Un parti pris qui créent des liens… pas que virtuels. La preuve : « Pour le 7e numéro de Niepcebook, parmi les photographes publiés, sept d’entre eux ont organisé une expo collective », se souvient le fondateur de « l’Eléphant ». C’était en décembre 2017 à la galerie Canopy, à Paris, sur le thème : « Territoire et égalité ». Pour ce 11e numéro de la revue, c’est autour du « portrait » que les photographes ont travaillé. Un exercice à part que l’équipe d’1 Epok connaît bien avec sa série Etre(s) Singulier(s), où il s’agit d’aller vers les autres, les rencontrer, les écouter, amorcer une certaine complicité.

Niepcebook n°11 : 260 pages, format 20 x 30. 40€ (en préachat). Parution : juin 2019.