Elle était fermée depuis seize ans. A l’issue d’un chantier au long cours, la Samaritaine devait reprendre du service au printemps 2020 pour ses 150 ans. Mais la crise sanitaire est passée par là. C’est finalement le 23 juin 2021 que le grand magasin rouvre ses portes. En façade, RAS, excepté que l’enseigne, autrefois visible depuis la rive gauche, a disparu. A l’intérieur, le lifting est assez bluffant. Normal : il y a eu du boulot dans les 20 000 m2. Restauration de la verrière du bâtiment Art Nouveau et de la structure Eiffel, création de puits de lumière, sol en terrazzo, ferronnerie parée de gris, escalier avec garde-corps aux 16 000 feuilles d’or… ça en jette ! A ne pas manquer non plus : la fresque des paons, au 5e étage. Avec des mensurations XXL : 3,5 mètres de haut et 115 mètres de long. Cette peinture, signée Francis Jourdain, entoure la verrière dont le verre désormais électrochrome se teint en fonction de la luminosité. Tout un spectacle au moindre nuage qui passe…

De la carte postale jusqu’au vélo, en passant par le bandana ou le filet à provisions

Côté shopping, il y a du vêtement, de la chaussure, des montres, des bijoux, des parfums, du maquillage, un salon de coiffure, un spa, quelques bouquins… Une ville dans la ville. Tout n’est pas pour toutes les bourses. Mais les allées sont larges, incitatives à la balade, alors on peut venir flâner, rêver un peu, regarder beaucoup. A la « Boutique de Loulou », au rez-de-chaussée, on peut quand même se laisser tenter. Dans ce joyeux bazar, on trouve de la carte postale jusqu’au vélo, en passant par le bandana ou le filet à provisions.

« Tapas à la française »

Au 5e étage, c’est le resto, avec son bar à cocktails. Un espace de 1 000 m2 décloisonnés et baptisé « Voyage ». Parce que le chef étoilé Mathieu Viannay, chargé de mettre son grain de sel sur la carte, confie puiser « dans différents terroirs, qu’ils soient marins, américains ou encore orientaux, avec des versions à partager ou pas ». Il parle aussi de « tapas à la française », où les huîtres se font tartare, ris de veau et homard se marient, sushis et makis sont aux légumes. L’addition s’il vous plait ! Environ 40 euros au déjeuner. Au dîner, c’est un peu plus… Le soir, une scène peut accueillir artistes, musiciens et DJ’s. Si on préfère se contenter d’un en-cas, gare à ne pas se tromper d’échoppe. Chez Prunier, les baguettes tièdes sont au caviar… mais chez Ernest, un concept de boulangerie imaginé par Eric Kayser, on retrouve viennoiseries, « tradi » et jambon-beurre.

1 000 m2 en duplex, avec piscine de 12 mètres de long

Quant à l’hôtel Cheval Blanc, il n’ouvrira que le 7 septembre 2021. Ses 72 chambres font toutes face à la Seine. Pour dormir dans la plus petite d’entre elles – d’une superficie de 45 m2 -, comptez 1 150 euros par nuit. Et la plus grande ? Celle-ci s’étend sur 1 000 m2 en duplex, avec 7 chambres, piscine de 12 mètres de long, spa, home-cinéma… Pour connaître le tarif, « il faut la réserver », a répondu Olivier Lefebvre, directeur général des hôtels Cheval Blanc, à une journaliste de Paris Match. Qui veut tenter le coup ?