Vraie fausse crêperie

Est-ce bien raisonnable d’ouvrir une crêperie baptisée L’Atelier et peuplée de chaises Eames, rue Sainte Cécile, à Paris ? Quand on mange une « complète » ou une « beurre-sucre », on veut des bancs en bois, des bols avec son prénom –époque formid’-, du cidre Kerisac et des serveuses calquées sur Amanda Langlet dans Conte d’été, non ? On veut se sentir aussi bien que sur le port du Croisic ou sur celui de Camaret, actuellement investi par l’équipe de tournage d’une sitcom chinoise. Car les Chinois recherchent l’authentique. Marre du toc et du plastoc. Kenavo(c).