Parfois Paris se fait multiple, en un espace temps très limité. C’est sous cette facette, entre délices et délires, que la capitale nous est apparue le 23 novembre. En trois lieux et à trois moments différents, trois atmosphères vues et trois expériences vécues. Voici la troisième : 

20 heures. « Vous avez le mot de passe ? » « Oui… Emmanuel Sauvage. » « Parfait, vous pouvez y aller. » On se serait cru à l’entrée des Caves du Roy ! Sans montrer patte blanche, impossible de rentrer. Videurs, bodyguards reliés entre eux par des oreillettes, cordon de sécu… et musique à fond : bienvenue au Nolinski. Ce soir-là, c’était le vernissage d’une expo de portraits Harcourt, installée jusqu’au 30 mars dans tout le rez-de-chaussée de l’hôtel situé avenue de l’Opéra. C’est Emmanuel Sauvage, donc, qui recevait, et les Garçons Sauvages étaient aux platines. Accord parfait.

Mode d’emploi, Lady Carbone et Bronski Beat

Quant on arrive dans un lieu dont on connaît le mode d’emploi, ça tranche avec les invités qui découvrent tout. On a salué Emmanuel et Thibaud – le roi du Negroni – au bar, embrassé Lady Carbone et trinqué à la santé de Jimmy Sommerville, dont le Smalltown Boy a inspiré un set aux Garçons Sauvages. Voyage dans le temps : les Bronski Beat, c’était en 1984…

Sacs griffés, tenue tyrolienne et boules à facettes

Au Nolinski, on était loin des tote bags importés de la Villa Noailles, du Pompidou-Metz et autre Rencontres d’Arles, qui pendaient sur les épaules des invités au vernissage des Mains sans sommeil. Ici, place aux pochettes et sacs griffés, aux mini robes, mini jupes, tenue tyrolienne pour un, perruque pour un autre. Seules les bottes pailletées aperçues au Palais de Tokyo ont servi de transition lorsqu’on a croisé un couple dont les robe, veste et boléro semblaient créés à partir de boules à facettes. Une autre idée de la fête.