6-MONTAGE LIBERATIDans la tête de Descott / épisode 6

Rendez-vous dans un café, à Barbès. C’est le quartier où vit l’écrivain Simon Liberati lorsqu’il est parisien. « Nous nous sommes rencontrés en juin 1999 », raconte Régis Descott. « C’était dans un bureau des Veillées des chaumières. Je travaillais pour le magazine FHM et Régis pour Télé Poche ». D’emblée, ils ont sympathisé et surtout parlé de tout : « de Proust, des tueurs en série, de la façon de porter une paire de Pataugas… » « Quand je termine l’écriture d’un livre, Simon fait partie du cercle de mes premiers lecteurs », confie Descott. Et ce, avant même que le manuscrit ne devienne « bon à tirer ».

Une vie sans emploi du temps

« Nous avons des goûts communs et le même mode de vie. C’est-à-dire sans emploi du temps », explique Liberati. C’est lui qui a présenté Descott à Jérôme Béglé, directeur de collection chez Grasset. « Je pensais qu’il pouvaient bien s’entendre », dit-il. Bien vu. Quand Descott a présenté son projet de livre -à paraître le 16 mars-, la maison d’édition a suivi. Un ouvrage hanté par un certain Joseph Vacher. Qui ? Le « Jack l’Éventreur du Sud-Est ». Celui qui a inspiré Le juge et l’assassin au réalisateur Bertrand Tavernier. C’était il y a quarante ans. « J’ai vu ce film au ciné du Drugstore, à Saint-Germain », se souvient Liberati. Là où, aujourd’hui, on vend des vêtements Armani. A suivre.

Relire l’épisode 5.