Pourquoi un « s » entre parenthèses pour titrer ce post ? Parce qu’il évoque à la fois une expo d’assises et une prise, non pas de la Bastille, mais de la place Fürstenberg par quelques figures échappées des Hells Angels « made in France ».

Egg, Swan et Drop

On démarre avec un « état de sièges », donc, au 1er étage « maison » du Bon Marché. Ici, jusqu’à la fin mai, Republic of Fritz Hansen présente son expo itinérante intitulée « Design intemporel et patrimonial ». Au menu : les 60 ans des icônes que sont les assises Egg, Swan et Drop. Trois créations dessinées par Arne Jacobsen pour l’ouverture, en 1958, du SAS Royal Hotel – aujourd’hui Radisson Collection Royal -, à Copenhague, établissement entièrement conçu – jusqu’aux couverts – par le designer et architecte danois. Pour le vernissage de l’expo, que des fans de design, du champagne et ce plaisir de déambuler dans le Bon Marché déserté des clients de la journée. Quant à l’expo, après Paris, elle sera en juin à Zurich, puis en juillet à Bâle.

Gainsbourg, Gainsbarre, « Hells » et Body double

Autre « état de siège », sans « s » et sans changer de rive : à la galerie ArtCube, place Fürstenberg. Au programme : une expo de photos signées Richard Aujard, connu pour ses portraits de « la » Bellucci, Mike Tyson ou encore Mickey Rourke et qui, cette fois, a accroché des clichés d’enfants pris à Las Vegas, en Mongolie, au Mexique… Pour le vernissage, tous ses copains des Hells Angels sont passés. La place la plus planquée de Saint-Germain-des-Prés ressemblait à une concession Harley Davidson, avec des créatures version Gainsbourg, mas aussi Gainsbarre, dont ce « Hells » qui n’a pas voulu qu’on shoote le dos de son blouson – on a dû aller en « draguer » un autre – ou cette fille, au décolleté entièrement tatoué, tout droit sortie de L’Epreuve de force du grand Clint. Pour ma part, en chino kaki, chemise en jeans et veste irlandaise, je dénotais sérieux : je me suis sentie soudain très proche de Jack, dans le Body double de Brian De Palma…