Que sont devenus ceux qui écoutaient en boucle Anarchy in the UK en 1977 et celles qui se fringuaient comme Nancy Spungen ? J’en connais qui postent aujourd’hui des couchers de soleil sur Instagram… Quant à ceux qui n’étaient pas nés du temps de la gloire des Sex Pistols, pour certains le CBGB n’est qu’un logo sur un tee-shirt, pour d’autres Nena et Nina Hagen ne font qu’une… Bon, ça ne nous rajeunit pas tout ça. Normal : le punk a la quarantaine bien tassée désormais. Alors avis aux ex-fans des Clash, qui ont viré New Balance aux pieds et graines au petit déjeuner, comme aux plus jeunes qui confondent Blondie et Barbie : le Museum of Arts & Design de New York – ben non, on ne peut pas y aller en patinette…- propose, jusqu’au 18 août, l’expo Too fast to live, too young to die : punk graphics, 1976-1986.

© Courtesy of Cranbrook Art Museum

Debbie Harry, Iggy Pop, Joey & Dee Dee Ramone…

Au menu : flyers, couv’ d’albums, fanzines, badges, affiches de concerts… tout ce qui illustrait et racontait la scène punk des années Ramones et Talking Heads. Au total, quelque 400 objets et éléments graphiques jalonnent l’expo, rythmée par des archives sonores, dont une sélection d’interviews de Debbie Harry, Iggy Pop ou encore Joey et Dee Dee Ramone. A l’époque, les bières se décapsulaient avec les dents, les gars montaient défoncés sur scène, on clopait non stop dans les salles de concerts et les squats faisaient office… d’espaces de coworking. L’expo est l’occase de se rappeler qu’en terme de (ré)création, quand on veut, on sait faire, défaire, refaire… quitte à déplaire. Encore faut-il oser.

© Courtesy Howl! Happening/The Arturo Vega Foundation

© Courtesy Warner Music

MAD :  2 Columbus Circle, New York, NY 10019. Entrée : 16$, sauf le jeudi de 18h à 21h où, là, on donne ce qu’on veut… Fermé le lundi.