La musique s’entendait depuis l’avenue Pierre 1er de Serbie. L’orchestre était campé devant le numéro 42 de l’avenue George V, à deux pas des Champs-Elysées. Adresse où Hermès a son troisième magasin parisien. Fermé depuis deux ans, pour cause de lifting et cure de jouvence, sa réouverture a été l’occasion d’une fête… parfaite. Avec la bonne dose d’attractions, de dandys, de jolies filles, le bon DJ et les VIP que l’on a justement envie de croiser. C’était le cas, par exemple, du comédien et réalisateur Louis-Dominique de Lencquesaing, qu’1 Epok aimerait ajouter à sa liste d’Etre(s) Singulier(s).

Escalier, ruban, marbre et acajou

Les invités étaient conviés à déambuler, au gré de leurs envies, de leurs rencontres aussi, dans les quelque 555 m2 rénovés et désormais agencés sur trois niveaux, par l’agence d’architecture RDAI. On a aimé l’escalier en deux volées, dont la montée rappelle la fluidité et la légèreté d’un ruban. Quant à la façade, que les puristes et autres nostalgiques se rassurent : il y avait interdiction de tout casser. Car elle est trop classe, mais surtout très classée. Les encadrements des vitrines en acajou, tout comme leurs soubassements en marbre rouge du Haumont ont été restaurés dans les règles de l’art.

Skate, punkette, platines et « décadanse »

Une fois le ruban coupé, les invités sont entrés. Dès le rez-de-chaussée, entre buffet – bravo Georges ! – et solo de claquettes, c’était déjà soir de fête. Et l’animation s’amplifiait au rythme de la montée des marches. Avec, au premier étage, pièces en enfilade, cheminées, miroirs, parquets, tonalités gris bleuté et rose nacré signées Pierre Bonnefille, mais aussi bataille de polochons, punkette jamais sans son skate, danseurs mondains, poète au bain, Jean-Marie aux platines et l’ami Thomas Smith pour shooter cette « décadanse ». On a salué Stefania Di Petrillo, puis Denis Montel : c’est dans le bureau de cet architecte, à la tête de RDAI, que Comtesse et moi avons débuté notre « association de malfaiteurs »…

Schubert, sur mesure et parenthèse enchantée

Enfin, escale au second étage, le temps d’un mini récital de Schubert. Comité limité pour prestation de haute volée. En temps « normal », c’est ici que l’espace sur mesure Homme a ses quartiers. Hier soir, c’était le QG d’une parenthèse enchantée, avec artiste lyrique, pianiste, champagne… Une fantaisie de plus pour célébrer la réouverture du « 42 », l’autre adresse d’Hermès.