La virée a commencé au milieu des tissus. Ceux de la maison Pierre Frey. C’était soir de fête dans le showroom de la rue du Mail (n°27). Au programme : une expo consacrée à René Prou, grand-père de Patrick Frey et créateur de pièces de mobilier, notamment pour les paquebots et l’Orient-Express.

Louboutin, Stan Smith, Perrier-Jouët et TPE

Cette rétro, à voir jusqu’au 16 juin, accompagne la sortie du très beau livre René Prou, entre Art déco et modernisme (Éditions Norma), qui vient d’arriver en librairie. Un ouvrage de référence, signé Anne Bony et Gavriella Abekassis, qui a consacré son master en histoire de l’art, à la Sorbonne, à René Prou. L’un de ses profs était là, très fier de son élève, au milieu d’une pléiade d’invités, VIP, journalistes, amis de la famille Frey. Un vernissage dans cette maison, c’est toujours joyeux, léger, sans prise de tête. Avec un subtil mélange de gens, de genres, de vieux de la vieille, de nouvelles têtes, de Louboutin qui côtoient des Stan Smith, de sacs à main qui croisent des sacs à dos. Sans oublier l’éditeur du beau livre qui apprenait, à deux pas du bar et du stock de Perrier-Jouët, à se servir du TPE local… C’est quoi, un TPE ? Un terminal de paiement électronique.

Cycliste pressé, papier froissé, points rouges et lunettes noires

Ce soir-là, c’était un peu… la Saint René. On a quitté l’univers de René Prou pour celui de Denise René et la galerie éponyme, rue Charlot. On est passés du champagne au rouge, des tissus et fauteuils dessinés dans les années 1930 aux systèmes mécanisés de l’artiste suisse Pe Lang, 44 ans. Entre les deux : une marche à pied, des terrasses bondées et l’ami Thomas Erber en cycliste pressé. Chez Denise René, on a aimé le bruissement qui s’échappe d’un mur recouvert de papier de soie froissé en mouvement. Tout comme la danse des disques qui se frôlent, avec cette pièce baptisée polarization n°16. Chez Pe Lang, l’art cinétique se fait minimaliste, sonore, captivant. Points rouges en vue sur les murs, lunettes noires pour quelques créatures et pas de nuit blanche pour l’équipe d’1 Epok : on a une revue qui débarque en librairie dès lundi.