Pas très Net

Pas fait exprès. Dans le « post » d’hier, je me suis référée à Frédéric Beigbeder et, aujourd’hui, je remets le couvert suite à la lecture de son face à face avec François Bon dans les colonnes de L’Express.fr (1). Un dialogue dans lequel BeigBD appréhende le format numérique comme une sorte de fin du monde littéraire. Si bien qu’il refuse d’être lu sur un écran. Absurde. Vanité de précieuse ridicule. Avec des arguments d’un autre temps face à François Bon Net-tement plus large d’esprit, qui milite pour que les auteurs accompagnent la mutation en cours. Et pour cause : aujourd’hui, époque formid’, on lit gratis dans le métro, sur la toile, on change d’iPhone comme de chemise ou de job, on bosse à Londres ou à Paris sans bouger de Châteauroux… Il n’y a qu’au premier étage du Flore et à La Hune que l’on ne s’est aperçu de rien ! Pourtant le face à face Bon-BeigBD a eu lieu au Général Lafayette, l’une des dernières brasseries dignes de ce nom de la rive droite parisienne. Un exil à moins de dix stations de métro de l’église Saint-Germain-des-prés, qui s’apparente à un véritable jet lag pour l’auteur de 99 Francs et des Nouvelles sous ecstasy. Un jet lag d’au moins dix ans.

(1) http://www.lexpress.fr/culture/livre/frederic-beigbeder-face-a-francois-bon-le-livre-numerique-est-il-une-apocalypse_1051089.html