Psy de comptoir

« Vous aimez Siouxsie ? » « …Euh… En fait, ce matin, je n’avais plus rien à me mettre… » Cet échange a eu lieu aux abords de la place Saint-Sulpice. Un type a demandé à une fille, à la tignasse peroxydée, si elle aimait le groupe dont elle arborait le tee-shirt. L’ado attardée n’a pas compris. Car elle ne connaissait pas Siouxsie Sioux… L’anecdote résume assez bien ce que deviennent les icônes d’hier : des fringues, mugs, tote bags, carnets, stylos, magnets pour le frigo… que l’on porte, emporte, rapporte, qu’importe. Même le bon Dr Freud y a droit. Dans sa demeure viennoise – où il avait aussi son cabinet de 1891 à 1938 -, une salle entière est dédiée à la vente d’objets dérivés et inspirés de sa vie, son œuvre. On n’échappe pas aux mugs, cahiers, blocs, sacs… ni au tapis de souris aux motifs calqués sur celui du tapis qui recouvrait le divan du neurologue autrichien. En sortant, plus flippant encore : un bistrot a donné le nom du psy à… une salade composée. La bonne nouvelle ? Je suis rentrée sans payer chez le pionnier de la psychanalyse. Séance gratis, carte de presse oblige. J’ai quand même versé mon obole à la cause : j’ai oublié mon parapluie au vestiaire du 19 Berggasse.Echappée belle sur les rives du Danube menée avec la complicité de Sophie Arbib et Exclusif Voyages.