1 Epok aime les virées dans Paris. Surtout quand on passe, dans la même fin de journée et amorce de soirée – glacée -, de la Madeleine à la rue de Verneuil, pour finir… rue Rochebrune. C’est où ça ? Pas si vite…

Master class et ange qui passe

On a commencé par un arrêt-buffet à la Maison du chocolat, boulevard de La Madeleine, qui fête ses 40 ans avec ce slogan : « Choc is chic ». Très chic même, avec un master class au Ritz le 24 mars, sous la houlette de Nicolas Cloiseau, chef chocolatier de la maison et Meilleur ouvrier de France. D’autres événements vont ponctuer cette année, telle une collaboration fin avril avec le parfum Angel de Mugler : Cloiseau s’est inspiré des notes de bergamote, fruits rouges, praline, vanille et patchouli de cet ange qui passe pour en faire des chocolats. Ça se mange. C’est bon. Mais non, on ne s’en asperge pas… encore.

Wanders, cristal et taille mannequin

Autres créations, autre créateur et autre étape chez Christofle. L’orfèvre de la rue Royale a sollicité le designer néerlandais Marcel Wanders, pour imaginer une collection de surprenants luminaires. Parmi eux, deux pièces dites « majeures » : un lampadaire à dix-sept branches et un lustre qui en compte vingt, le tout pourvu d’abat-jours en cristal, taillé à la main et soufflé à la bouche. Pour se laisser tenter, il faut avoir un peu de place chez soi, de la hauteur sous plafond – la lampe a une taille mannequin : 1m80 – et ne pas se soucier des fins de mois. N’ayant pas vraiment le profil, on a remercié mille fois notre hôtesse pour ses lumières, après l’avoir éclairée un brin sur la nuance entre Art déco et Art nouveau. Ce sont des choses qui arrivent…

Rizzo, Spritz et Dolce Vita

De retour sur la rive gauche, escale au Studio Willy Rizzo, rue de Verneuil. Changement de déco, de décor, de gens, de genre. Ici, jusqu’au 1er avril, Cinecitta s’expose. Et pour le vernissage, c’était Spritz, photos de vacances romaines, portraits de Monica Vitti, Elsa Martinelli, Pier Angeli, Gina Lollobrigida… le tout signé Rizzo. La Dolce Vita débarque à Saint-Germain-des-Prés. Un peu de chaleur d’Italie en quarante tirages et en plein hiver. Ça ne se rate pas. D’ailleurs, Eric Neuhoff est passé, tout comme plein de jolies filles, échappées ou non de la fashion week.

Conversations, casting et réalités

Enfin, nous voici rue Rochebrune. Cette petite artère du 11e borde le square Gardette. Ici, on est un peu planqués. Pas de boutiques de fringues, ni trop de restos. Ambiance de quartier, de voisins, de copains. Surtout dans les locaux de l’agence Saltimbanque. Des locaux inaugurés avec la complicité du collectif Label Famille, qui a fait plancher journalistes, photographes, directeurs artistiques, graphistes, comédiens, réalisateurs, patrons d’enseignes de luxe… sur un même thème : « Les conversations produisent des réalités ». Comtesse & moi avons fait partie du casting. Et pour illustrer le sujet, on a pensé à la première rencontre entre Tintin & Haddock dans l’album Le Crabe aux pinces d’or. Car de cette première conversation à bord du Karaboudjan va naître une amitié, une complicité, des aventures… des réalités. Ce parti pris a plu. Du coup, notre fresque se retrouve accrochée jusqu’à dimanche au 9 rue Rochebrune, en compagnie de créations, objets de curiosité et autres messages signés David Abiker, Pascale Mussard, Pierre-Alexis Dumas, Anne Consigny, Laetitia Masson, Thierry Oriez, Tadzio, Brigitte de Bazelaire… Il faut y aller… de la part d’Eveillard & Comtesse, sinon c’est moins drôle.