Sans défaut apparent

le_bel_antonioFilm rare de 1960, Le bel Antonio, de Mauro Bolognini –avec un scénario co-signé par Pasolini et Visentini- était programmé cet après-midi dans le cadre du Festival Premiers Plans à Angers. Un long métrage qui traite de l’impuissance masculine, de la Sicile machiste et de la quête de la normalité absolue, pour éviter toute marge, tout chemin de traverse, toute différence qui rend coupable. Mastroianni est ce bel Antonio, sans défaut apparent, qui plaît aux femmes, mais ne parvient pas à les satisfaire… Un chef d’œuvre présenté, en amont de la projection, par Agnès Varda, amie de Mastroianni, chez lequel elle allait notamment « manger des pâtes avec Jacques Demy ». Epoque formidable. « Marcello était charmant. Il disait bonjour à toutes les personnes présentes sur un tournage. Sa seule exigence était de fermer boutique à 17 heures ». Puis, la réalisatrice de Sans toit ni loi a confié la recette de la sauce qui accompagnait les pâtes préparées par l’acteur italien : « beaucoup de tomates coupées en petits morceaux, du basilic, du sel, du poivre et beaucoup d’ail ». A table !