Elle a 58 ans et… toutes ses dents. On connait aussi son poids et sa taille : 205 grammes pour 29 cm. Après avoir inspiré, entre autres, un petit bouquin – fort bien ficelé – à Frédéric Beigbeder, en 1998 chez Assouline, c’est l’historien de l’art et de la mode Massimiliano Capella qui allonge  Barbie sur un divan. Pour analyser la poupée, mais aussi la conter, la raconter, au fil des décennies. Car, comme Jean d’O ou Johnny, elle nous « accompagne » – comme on dit… – depuis trois générations.

156 professions incarnées et 50 nationalités représentées

Dans Barbie, The icon, Capella conte, raconte, mais tient aussi les comptes. Car Barbie, c’est avant tout 156 professions incarnées, 50 nationalités représentées, une présence dans 140 pays et plus d’1 milliard de poupées vendues depuis 1959. Icône de la mode, elle a également inspiré une centaine de créateurs : de Dior à Vivienne Westwood, de Benetton à Ralph Lauren. Même Warhol en a fait sa muse.

Crise hippie, « maison de rêve » et « capsule du temps »

Femme fatale ou pilote de F1, médecin ou directrice d’école, Barbie nous a tout fait. Y compris sa crise hippie, sans oublier son engagement écolo : en 2011, Mattel et l’American Institute of Architects ont organisé un concours pour la conception de « la maison de rêve » de la poupée mannequin. Une maison respectueuse de l’environnement. Conséquence immédiate dans les rayons jouets : Barbie est devenue archi… Poupée barbante pour les uns, pop modèle pour d’autres, il n’en demeure pas moins qu’elle a embarqué, avec plusieurs objets, dans une « capsule du temps » en 1976, à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance des Etats-Unis. La capsule sera ouverte en 2076. Pas sûr qu’on soit encore tous là. Mais Barbie, si.

Barbie, The icon, par Massimiliano Capella. Hors Collection. 35,90€