D DAYS MERCI 1Seine en crue et cru placé sous le signe de la grisaille pour ces D’Days 2016. Hier soir, on a débarqué chez Merci (Chemin Vert, ligne 8), vers 19h46 environ. Il restait encore du monde. Et du beau… On a aimé le type en ciré jaune XS, chapeau de cowboy sur la tête et bandana qui dépassait de la poche arrière gauche de son jeans. On a déliré sur le sac camouflage de la dame en noir, fantasmé sur un pantalon à pois géants et souffert pour celle qui venait de sortir ses Stan Smith immaculées de la boîte. Au milieu de ces panoplies assorties, on avait le choix entre bière et eau gazeuse.

Badoit rouge, tôle perforée, sacs à dos et K-Way bleu dur

On s’est mis à l’eau : Badoit rouge pour tous les deux. Ça change du vin – rouge aussi -. Et ça nous rend plus sage. D’ailleurs, on a observé avec attention les pièces de mobilier imaginées par Valérie Mazerat pour sa collection baptisée Des p’tits trous, éditée par Merci. Tout en tôle perforée couleur canon de fusil, les étagères rappellent celles que l’on trouvait autrefois dans les remises ou autres cabanons de nos grands-mères. Mais on aime le vintage, la récup’ et le recyclage chez Merci. Une maison où l’on suspend les sacs à dos sur des cintres et un K-Way bleu dur pare un Stockman en amorce du rayon vêtements. On a repris de la Badoit, pas vu de petits fours. C’est la crise, la crue et la grève des transports : tout d’un coup. Et cul sec pour nous, côté flotte à bulles. On a fini autour d’une assiette de tapas et de verres de sangria, rue Saint-Gilles. Pas mal ce rayon de soleil venu d’Espagne. Idéal aussi pour laisser passer une nouvelle averse.