PORTRAIT HOT DOG defAlors que Libé vient de lui consacrer une double page, il fallait trouver une autre façon de parler du pâtissier Sébastien Gaudard. A titre perso, je le connais depuis l’époque du Délicabar, « snack chic » perché au-dessus de la Grande Epicerie du Bon Marché. C’était les années 2000. Gaudard sortait de chez Fauchon, où il avait travaillé aux côtés de Pierre Hermé. A l’époque déjà, j’avais repéré que le fidèle compagnon du pâtissier était un Jack Russell. Son nom : Hot Dog. Son maître s’était d’emblée affranchi de savoir quelle était « la lettre de l’année » pour baptiser son chien. Hot Dog pour un « Jack » à l’œil vif, qui se balade dans un univers de douceurs sucrées du matin au soir -« mon bureau, c’est sa niche »-, c’était « drôle ».

Des jouets du « Jack » à sa façon de descendre une piste de ski

Pour parler de l’univers de Gaudard et des œufs, poules, gâteaux qu’il a concoctés pour Pâques, 1 Epok a donc décidé de se mettre à la place de Hot Dog. Autrement dit : montrer et raconter le quotidien de ce chien entre le domicile de son maître, à deux pas du lycée Jacques Decour, la pâtisserie où celui-ci officie rue des Martyrs et le salon de thé qu’il a ouvert voilà un peu plus d’un an, à l’orée des Tuileries. On s’est aussi intéressé aux jouets du « Jack », à ses objets, ses écuelles, sa façon de se déplacer dans Paris ou sur une piste de ski… Et pour cette (bonne) cause, le photographe Bruno Comtesse a vécu, un temps, à quatre pattes, voire allongé, pour immortaliser l’animal et surtout rendre compte de ce que l’on voit le museau quasi au ras du sol. Un trottoir parisien devient alors lieu de toutes les rencontres, une vitrine de gâteaux revêt des allures de pays de cocagne, une statue de Maillol flirte avec l’œuvre érotique. A suivre