Métro, boulot… travelo

AusgebranntC’est Noël. Normalement, en ces temps de fêtes on a une pensée pour les plus malheureux : bonne éducation oblige. Hier à Paris, le SDF monté dans le métro, station Assemblée Nationale, puis celui qui a suivi, à Solferino, ont effectivement touché les voyageurs de la rame. Ils ont sorti leur porte-monnaie, dégainé leurs tickets resto. Pour ma part, ce soir, mes pensées vont aux salariés stressés, oppressés, compressés. J’ai appelé ce syndrome « le blues du salarié qui flippe ». Celui qui se sent dépassé, mal positionné et que le supérieur ne protège plus. Celui qui se replie sur lui-même, dans un coin de l’open space, avec ses pots de crayons, dossiers, journaux, bouteille d’eau… Il se barricade derrière ses objets, ordi et gri-gri. Il évite la machine à café. Descend déjeuner en décalé. Son téléphone ne sonne plus. J’ai vu un spécimen de ce genre hier : ça fait peur. Bon, heureusement, dans la foulée, je suis allée dans un bureau de poste du 9ème arrondissement et, là, c’était… jour de fête ! Le type du guichet était maquillé, les sourcils épilés et il portait des fringues de fille : époque vraiment formidable !