Cette année, la dixième édition du Saut Hermès a lieu sous haute surveillance, proximité de l’Elysée oblige. Comme à l’accoutumé, le Grand Palais s’est métamorphosé en parcours de concours de saut d’obstacles. Il accueille, jusqu’à dimanche, cinquante des meilleurs cavaliers mondiaux et une vingtaine d’espoirs internationaux. L’extérieur du monument a des allures de haras XXL, à deux pas des six nouvelles fontaines du Rond-Point des Champs-Elysées, créées par Ronan et Erwan Bouroullec.

Nef, voltige et « échappée belle »

Durant ces trois jours, il faut donc montrer patte blanche pour accéder au Grand Palais. Mais, une fois dans la nef, on est ailleurs. Dans un monde bien meilleur. Un monde peuplé de chevaux, selles, bottes, étriers, carrés de soie… Un monde où, certes, d’aucuns s’affrontent le temps de concours. Mais, en marge de ces compétitions, on navigue entre exercices de voltige, tours en carriole, baptêmes à poney, balades « zen » avec des lamas, dédicaces d’auteurs de littérature équestre… Sans oublier « L’échappée belle ». C’est quoi ça ? On grimpe sur un faux cheval doté d’une vraie selle. On se pare d’une sorte de casque – un mix entre la coiffe des Daft Punk et une paire de lunettes 3D – et c’est parti pour un voyage virtuel, une évasion visuelle sur le dos d’un cheval ailé qui vole, survole un monde imaginaire, jusqu’à venir se poser sur le toit-terrasse du 24 Faubourg Saint-Honoré. Magique. « Un cadeau », a commenté la photographe Sylvie Becquet en descendant de cette vraie fausse monture.

Selle, brunch et cheveux au vent

Et puis, on a aimé l’élégance de la nouvelle selle d’obstacles Hermès Vivace, conçue par le maître sellier Laurent Goblet. On s’est attardé au brunch concocté par la maison Saint Clair, sous la houlette de l’ami Georges. Enfin, on a filé, car il faut aussi bosser : le sommaire du n°3 de la revue 1 Epok formidable se précise. Fini les rêveries dans les airs, les cheveux au vent, sur le dos d’un cousin parisien de Pégase.