Depuis la mi-novembre, l’Institut culturel italien, à Paris, fait la part belle à l’Ombrie. Une région méconnue, tant à l’étranger que parfois même au cœur de l’Italie. En mars dernier, lorsque l’équipe de la version «  papier » d’1 Epok a demandé, en gare de Rome, quel train il fallait prendre pour aller jusqu’à Fabro-Ficulle, l’agent de Ferrovie dello Stato Italiane n’avait jamais entendu parler de cette station et encore moins de la commune ombrienne de 2 000 habitants… Pas si bête, donc, de braquer les projecteurs sur cette partie de l’Italie. Cinéma, gastronomie, musique, politique… tout y est passé. Et pour la dernière phase de cette immersion en Ombrie, une expo de 48 photos signées Fulvio Roiter – disparu en 2016 – est accrochée sur les murs de l’Institut culturel jusqu’au 16 janvier 2019.

Bêtes de somme, paysans et prix Nadar

Paysages sous la neige, villages désertés, bêtes de somme, portraits de paysans… toutes les images ont été réalisées dans les années 1950. Fulvio Roiter n’avait pas encore 30 ans. En 1955, il va les compiler dans un ouvrage intitulé Ombrie – Terre de Saint-François, qui lui vaudra, un an plus tard en France, de décrocher le prix Nadar.

Sosie de Moretti et duo de dos nus

Le soir du vernissage de l’expo, il y avait foule dans les salons de l’Institut culturel. A commencer par Jessica Roiter, la fille de l’artiste et présidente de la Fondation Fulvio Roiter. On a aussi croisé un sosie de Nanni Moretti, un duo de dos nus, quelques élégantes, des costumes trois pièces portés sans être apprêtés. On a aimé la vue sur le jardin – même plongé dans l’obscurité -, les hauteurs sous plafond, les dorures et moulures de l’hôtel particulier de la rue de Varenne. Avec une mention spéciale pour le salon consacré à « Claudia Cardinale et la littérature » : une bouffée d’air pur au regard de l’actualité…