Quelques chaises, une table ronde et des livres partout. La simplicité au milieu de la culture, de la découverte et de toutes les curiosités de la librairie du Centre Pompidou. C’est dans cet univers, propice à la rencontre, que Françoise Darmon est venue présenter son livre, Du sens dans l’utile (Skira), le temps d’une conversation avec la designer matali crasset. Au programme : de la spontanéité, de l’humour, de l’échange, une charmante complicité et une soif commune de sortir le design de la déco et autres décors. Le tout cohabitant avec l’expo consacrée à César – disparu voilà vingt ans -, qui vient de démarrer à Pompidou, avec une version XXL du célèbre Pouce du sculpteur en guise de bienvenue à l’entrée du musée. La première fois que j’ai vu cette œuvre, elle était d’une taille humaine et servait de comité d’accueil devant la porte de l’appartement parisien de Françoise Giroud, boulevard de La Tour-Maubourg.

Copains, cour-jardin, mini-robe et bête curieuse

Puisqu’on s’est mis à papoter sculpture, il y avait une logique, en quittant Beaubourg, à passer une tête dans la galerie Perpitch & Bringand, rue Paul-Louis Courier – l’une des plus belles rues de Paris, qui se termine par le passage de la Visitation et la maison-atelier du peintre Boutet de Monvel -. Jusqu’au 10 février, la galerie accueille l’expo Carte Blanche du jeune sculpteur, mais aussi peintre et dessinateur, Alexandre Mussard. Ses sources d’inspiration : le fil de fer et les assises. Pour lui, la chaise a des points communs avec l’humain : elle dégage de l’émotion, donne une impression de quiétude, sagesse, « droiture sans fioritures », écrivent les galéristes Agnès Perpitch et Elodie Bringand.

Mini-robe, escarpins, chien mondain et boules de Noël

On a aimé l’ambiance de copains de ce vernissage, les confidences dans la cour-jardin, la mini-robe rouge de l’une, la paire d’escarpins étoilés d’une autre, la présence de Pascale Mussard – la mère de l’artiste -, Julio Villani, Stefania di Petrillo, Godefroy de Virieu, sans oublier celle d’un… cocker. Bien élevé, l’animal n’a rien renversé, ni heurté. Un chien mondain, sans être guindé. Entre invité surprise et bête curieuse de tout, il avait pris position à deux pas d’Isabelle. C’est qui, Isabelle ? « Je découpe des carrés Hermès pour en faire des… boules de Noël. » Là, tout de suite, ça en jette ! « Venez me voir… » Durant les fêtes, la magicienne a installé son atelier au 24 Faubourg Saint-Honoré. Une bonne adresse pour s’amuser : « J’y suis même le dimanche ! »