Gérard Manset écrit, chante, peint et… fait de la photo : des images liées à ses voyages. C’est la deuxième fois qu’il expose à la galerie de l’agence Vu, à Paris. La première, c’était en 2012. Il récidive cinq ans plus tard, avec une série où se mêlent paysages, détails, objets et même deux autoportraits. L’artiste était présent au vernissage. Un peu en retard quand même, si bien que Raphaël est parti avant de le voir… Mais nous, l’équipe d’1 Epok – qui s’étoffe, qui s’étoffe…-, ça fait partie du job de savoir patienter, comme dans une salle d’attente de médecin débordé. Et on a vu le Manset. On a même fait connaissance, discuté, compris qu’il aimait shooter, mais pas être shooté : « Je dis non aux photographes depuis quarante ans… » D’où les autoportraits. Il a aussi du mal avec le futur. Il prétend ne vivre que dans le présent. Quant à son passé, il en a immortalisé quelques instantanés qui illuminent les murs de la galerie Vu jusqu’au 3 février. Conquis par l’auteur de Comme un Lego, on a prévu de le revoir : « Appelez-moi… Voilà mon numéro. » On est partis avec son « 06 » et on va s’en servir.

Perpétuel angoissé, gratin du « Mondain » et culture en hyper

« Vous avez de la chance de ne pas être artiste, comme moi… Car je suis un perpétuel angoissé…» Impossible de se souvenir du nom de ce type tout de noir vêtu, les cheveux teints et l’air faussement inspiré, qui s’est présenté comme un génie « égaré » au milieu de la foule qui avait investi le Mini Palais. « Je me demande ce que je fais là… » a-t-il confié. Ben, suffit de rentrer chez toi, mon p’tit gars… Bon, on ne lui a pas dit ça vraiment comme ça… mais on ne s’est pas attardés avec lui. On avait mieux à faire au milieu de la vingtaine de tableaux de l’école de Pont-Aven, issus de la collection d’Alexandre Mouradian. Accrochage éphémère pour happy few, avant que les œuvres ne rejoignent le Musée de Pont-Aven pour une expo programmée du 2 février 2018 au 6 janvier 2019. Soirée privée et buffet prisé, agrémenté de Roederer, avec dans le rôle des invités : Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Adrien Goetz, Pia de Brantes… le gratin du « Mondain » était de sortie. Mais notre sortie à nous n’était pas encore terminée. Il fallait faire fissa jusqu’à l’îlot Saint-Séverin, où Michel-Edouard Leclerc, Julie Gayet, Magali Montoya ou encore Coline Debayle refaisaient le monde de la culture avec Frédéric Taddéi, à l’Atelier Maître Albert. Autre ambiance, autre public. Ici, pas d’artiste « égaré », mais plutôt une envie commune de faciliter l’accès à la culture, que ce soit le temps d’un débat dans un resto parisien ou dans les rayons d’un hyper en zone industrielle.