Elle s’appelle Leïla Menchari. En 1961, cette fille d’avocat, diplômée des Beaux-Arts de Tunis, puis de Paris et ancien mannequin fétiche de Guy Laroche, fait ses premiers pas dans la maison Hermès. Sa mission ? Dessiner ses rêves. Pas n’importe où. Dans les vitrines de la boutique du Faubourg Saint-Honoré. Quand Barbara chante « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous », « la » Menchari confie : « Hermès a été le plus beau piège de ma vie. » Un piège où elle a eu carte blanche pour raconter des histoires, mettre en scène des objets, matières, savoir-faire. Un peu comme au théâtre. Sauf que, là, pas de comédiens, pas de texte, pas de mouvement. Il faut suggérer avec la complicité des couleurs, lumières, tissus, accessoires. Le tout saupoudré d’une bonne dose d’imaginaire. Véritable poudre magique qui métamorphose une vitrine en théâtre, une déco en décor. C’est tout ça, « la » Menchari.

Chevaux, coquillages et toile d’araignées

Mardi soir, elle était là pour évoquer ses années Hermès, l’essence et le sens de son travail. Elle était assise face à un parterre de fans, dans la galerie sud-est du Grand Palais. C’est ici que l’expo « Hermès à tire-d’aile » conte et raconte « les mondes de Leïla Menchari ». Des mondes à part, des univers extra-ordinaires, où les chevaux s’envolent, les coquillages se font masques, les bijoux imitent la toile des araignées et pas moins de 3 kilomètres de velours s’emparent des murs. Poésie et fantaisie se mêlent, se mélangent.

Roederer, Lagardère et drôle de « joker »

La soirée de vernissage a débuté par une conversation entre Leïla Menchari, Axel et Pierre-Alexis Dumas. Puis, une fois les buffets ouverts, les bouteilles de Roederer débouchées, on a pu slalomer entre Bethy Lagardère, Frédéric Mitterrand, l’artiste Julio Villani, le drôle de « joker » Nicolas Levy, Guillaume de Seynes ou encore Viviane Blassel accompagnée d’un supporter du PSG… âgé d’une dizaine d’années. Ce qu’on a préféré ? L’invitation le lendemain matin, à 9h15 pétantes, pour revoir l’expo en solo, prendre des photos et repartir avec le ticket d’entrée n° 00001. Chance ou privilège ? Un peu des deux. Merci à la maison Hermès pour sa fidélité à 1 Epok. Et bravo pour offrir une telle expo au public : celle-ci dure jusqu’au 3 décembre et son entrée est… libre. Libre comme l’esprit de Leïla Menchari.