Ils se séparent et se thématisent. Les quelque 80 portraits de la série Etre(s) Singulier(s) ne s’exposent plus forcément en groupe. Pour la première fois, une douzaine d’entre eux, en lien avec la gastronomie, font bande à part dans la librairie Appétit, rue Jean Ferrandi, à Paris (6e).

Accrochage, vernissage et ambiance de copains

Accrochage et vernissage ont eu lieu le 7 septembre dans cette boutique au profil inédit. Créée en 2016 à l’initiative de quatre amies – dont trois Sandrine…-, Appétit se veut vivier d’ouvrages, parmi les plus pertinents du moment, sur ce qui se mange, se boit, se cuisine. A cela s’ajoute des expos de photo sur ces mêmes thèmes, des signatures de bouquins, des rencontres, des dégustations… tout ça dans une ambiance de copains, de voisins, dans une rue peu fréquentée par les voitures, ce qui permet d’investir le trottoir avec des bancs les soirs de vernissage. C’est bien, bon et bon enfant. Mieux : d’aucuns y trouvent des trésors. A l’instar de la nutritionniste Ariane Grumbach, venue voir les 12 « singuliers », qui a déniché le livre Une métropole à ma table, qu’elle s’apprêtait à commander sur le Web, faute de l’avoir trouvé en librairie.

Ephémère, Rohmer et années lycée

L’expo s’affiche jusqu’au 21 septembre chez Appétit. Puis, les 23 et 24 à l’Hôtel de l’Industrie, place Saint-Germain-des-Prés, où la librairie aura son corner éphémère le temps de la Fête de la Gastronomie. Faut-il y voir un signe, voire des signes, comme dans Le Rayon vert de Rohmer : l’une des trois Sandrine a fréquenté le même lycée (Montaigne) au même moment que moi, sans que nous ne nous connaissions à l’époque – malgré des copains en commun -. Quant à l’Hôtel de l’Industrie, il a abrité autrefois l’Ecole supérieure de journalisme, où j’ai appris à faire un titre, hiérarchiser l’info, architecturer un article.