Au lendemain de la disparition de Jerry Lewis, le photographe Bruno Comtesse se souvient : « Je l’ai vu sur la scène de l’Olympia en 1971. » Avantage de l’âge…

« On avait nos entrées. Grâce à ma tante Raymonde. Ce soir-là, pas de Tontos – le groupe d’Aldo Maccione – sur la scène de l’Olympia, comme le mois d’avant en première partie de Sacha Distel. Pas la peine. Pas de guest avant une star internationale. Ce soir-là, j’allais voir une vedette de cinéma. Une qui vient de l’autre côté de l’Atlantique. J’allais voir en vrai celui que je n’avais encore approché que sur les écrans du Louxor et du Marcadet. J’allais voir… Jerry Lewis.

Jerry Lewis faisait le pitre, enchaînait les gags…

A l’époque personne ne parlait vraiment anglais dans la salle. Pas grave. Jerry Lewis faisait le pitre, enchaînait les gags, la salle riait. Je riais. C’était en 1971. J’avais dix ans… Quelques années plus tard, j’ai compris l’inventivité et l’élégance de son cinéma, de son humour, de son sens de la dérision. Une découverte que je dois sans doute un peu à cette soirée chez Bruno Coquatrix. »