J’ai entendu son nom pour la première fois en mars 2013. Le peintre et plasticien argentin Ruben Alterio venait de réaliser plusieurs espaces du Théâtre des Sablons, à Neuilly, avec la complicité du designer et architecte d’intérieur Nicola Borella. J’ai de nouveau croisé sa route le 5 mai dernier, lors d’un hommage rendu à l’architecte Julio Bernadou, dans le square de la rue Mazarine. Puis, je l’ai retrouvé hier soir, lors du vernissage de son expo Caminos, accrochée jusqu’au 2 juin à la Mairie du 1er, place du Louvre. Les toiles d’Alterio, réalisées avec de gros pinceaux, mêlent rectangles, carrés, bandes, symétries et teintes ocres ou bleutées, rouges ou grisées, sombres ou dorées. Un ton, un parti pris, pour un autre regard sur le monde et ses contrastes.

Bottin Mondain et revenants des années Palace

Organisé à l’occasion de la 9e édition du Festival international de la diversité culturelle dans le 1er, sous le patronage de l’Unesco, et dans le cadre de la Semaine de l’Amérique Latine et des Caraïbes, ce vernissage a réuni figures de l’Ambassade d’Argentine, gratin du Bottin Mondain et quelques revenants des années Palace, comme Jean-Pierre Dionnet, membre des clans à l’origine de Métal hurlant, des Humanoïdes associés ou encore des Enfants du rock. Tomates, gressins, vin rouge ou coup de blanc, le buffet dressé dans la cour de la mairie avait un goût d’Italie. Carla Arigoni, présidente du Comité municipal d’animation culturelle du 1er, n’y était sans doute pas pour rien… On a croisé sa sœur Paola, refait le monde avec Christine et Nicola Borella, salué Isabelle de Boisguilbert et rencontré l’artiste Hedva Ser, dont la sculpture baptisée Arbre de la Paix, trône sur la place du Louvre jusqu’au 10 juillet.

Quelque part entre la Dolce Vita et Les Choses de la vie

On a pioché dans les saladiers de tomates, apprécié les verres de blanc et flashé sur le bleu d’une paire de sandales assorti à celui d’un duo de mocassins. On n’a pas su qui était la créature aux orteils aérés. Par contre, l’homme aux pieds colorés n’était autre qu’Emmanuel Sauvage, à la tête du groupe Evok Hôtels. Hasard – ou pas… – : je l’avais interviewé trois heures plus tôt, sans jamais l’avoir vu auparavant… J’aime toujours quand Paris se fait tout petit. En tout cas, ça sentait l’été et les vacances, hier, dans cette cour de mairie d’arrondissement. On était quelque part entre la Dolce Vita et Les Choses de la vie.