Barfly, le retour… sans Mickey Rourke, sans Faye Dunaway et avec les comptoirs parisiens à la place de ceux du Los Angeles déglingue de Bukowski. Cette virée de bar en bar a été inspirée à l’occasion de la rétro Barbet Schroeder, jusqu’au 11 juin au Centre Pompidou. Le réalisateur suisse s’est intéressé de près à Bukowski. D’abord avec une cinquantaine d’entretiens, où l’écrivain parle vie, mort, femmes, alcool, littérature… Entretiens enfin réunis dans un DVD intitulé The Charles Bukowski tapes (Carlotta). Puis, en 1987, Schroeder a également tourné Barfly, d’après un scénario de Bukowski.

Negroni, Margarita, folie ordinaire et boutanches perso

Pour cette tournée des bars à part, on a traîné aux Bains, à la Closerie des Lilas – où Yves sert le meilleur Negroni de Paris – et au comptoir du mythique Joe Allen, rue Pierre Lescot. Le barman ne nous apporte jamais la carte. Parfois, il ne demande même pas. Il sait. Pour les deux au fond, perchés sur les tabourets coincés entre la fenêtre, le comptoir et le radiateur, c’est… Margarita. A la santé de Charlie, sa folie ordinaire, ses errances californiennes et le souk qu’il a foutu chez Pivot en 1978, en venant avec ses boutanches perso.