C’était séance décrochage au Saint James, à Bouliac. Clap de fin pour l’expo Etre(s) Singulier(s) et son escale sur les hauteurs de Bordeaux. On a retiré, emballé, empaqueté, rangé, porté, transporté les soixante cadres et portraits de personnalités aux parcours et discours hors des sentiers battus. Tout ça dans un hôtel vidé de ses clients, mais fréquenté par des électriciens, peintres, techniciens, sans oublier Laurent, le MacGyver du Saint James. On a enjambé boîtes à outils, bâches et planches de bois, slalomé entre les meubles recouverts de draps blancs, déjeuné dans l’école de cuisine réaménagée en resto sous la houlette d’une stagiaire de Ferrandi Bordeaux. Car même le chef étoilé Nicolas Magie avait déserté : direction les Caraïbes. Vacances d’hiver obligent.

Défaire pour mieux refaire

Même ambiance de chantier au Café de l’Espérance, l’annexe bistronomique du Saint James. Là, on casse, on abat, on défait pour mieux refaire, on repeint, on éclaire, on agence, tout en préservant l’âme du lieu. Jamais simple. « Mais la métamorphose s’imposait », dit-on. Tant que les banquettes de velours rouge, le bar et Gabriel restent, on est sauvé !

TGV, pompes funèbres et prochaine expo

Les « singuliers » ont donc repris le TGV Bordeaux-Paris. Jusqu’à la fin février, ils se refont une santé face au Val de Grâce, à deux pas de Cochin, Sainte-Anne et d’une enseigne de… pompes funèbres. Ils sortiront à nouveau de leurs sacs Ikea tout début mars pour s’installer, jusqu’en août, dans les salons des Jardins d’Artois, à deux pas des Champs-Elysées. De soixante, les « singuliers » seront alors passés à soixante-dix. Voire plus… La « famille » s’est posée boulevard de Port Royal pour mieux se recomposer rue d’Artois.